Les partisans de Idrissa Seck contre toute retrouvaille avec Wade

Publié le par Souleymane

Le premier acte posé par l'ancien Premier ministre, Idrissa Seck, trahit l'annonce faite par le Président Wade : la conférence de presse où le maire de Thiès devait expliquer les détails de leurs retrouvailles n'a pas eu lieu. Du moins, elle ne s'est pas organisée, hier, comme le voulait le secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (Pds). En effet, les journalistes qui avaient fait le déplacement au quartier Point E, où se trouve le domicile du président du parti Rewmi, se sont vus notifier le renvoi du point de presse.

C’est un des membres des services de communication, M. Thiongane, qui a donné l’information. «M. Idrissa Seck, candidat à la Présidentielle de février 2007, va tenir une conférence de presse demain (Ndlr : aujourd’hui) à 18 heures.» Le chargé de communication ajoute que M. Seck va d’abord consulter ses collaborateurs et les leaders de la Coalition Jamm-Ji, avant de faire une quelconque déclaration. Sans autre explication, M. Thiongane retourne dans le domicile de son leader, laissant derrière lui une foule de militants contestataires. En fait, ils refusent d’accepter l’idée de retrouvailles entre Idrissa Seck et Me Abdoulaye Wade.

Des étudiants, pour la plupart, qui ont vite pris d’assaut la maison de leur leader, crient à tue-tête : «Nous disons non !» Et quand l’ancien chef de file des Fidel (Forces intégrées pour la démocratie et libéral), Yankhoba Diatarra, est arrivé sur les lieux, les militants lui ont exprimé leur désaccord. Dans le méli-mélo autour de lui, où tout le monde tient à exprimer son avis sans écouter son prochain, on perçoit des revendications du genre, «nous ne sommes pas d’accord» ou «Idrissa Seck n’a pas le droit de retourner au Pds». Ou encore : «C’est avec Rewmi qu’on veut aller aux élections.» Mais, Yankhoba Diattara, lui, acquiesce avec des hochements de têtes et réussit à pénétrer dans la maison, suivi d’un chœur : «Rewmi ! Rewmi !» C’est le même scénario et le même spectacle à l’arrivée de Pape Diouf, chargé des affaires politiques du parti Rewmi. D’ailleurs, il a fallu l’intervention des nervis qui officient, ici, comme des agents des Forces de l’ordre, pour l’extraire de la foule et le permettre de rejoindre les bâtiments.

Source : Le Quotidien

Publié dans actualité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article