Talla Sylla promet de restaurer : La plénitude des institutions

Publié le par Souleymane

 
Le leader de l'Alliance Jef-jel propose de réorganiser le pouvoir en cas de victoire à l'élection présidentielle de février pour rompre avec la personnalisation du pouvoir et l'instrumentalisation des institutions

Comme à son habitude, Talla Sylla, leader de l’Alliance Jef-jel et candidat à la présidentielle, s’est livré hier, au cours d’un point de presse, à un diagnostic très critique du fonctionnement des institutions et de la gestion actuelle du pouvoir par ses tenants. Une gestion caractérisée par une personnalisation à outrance du pouvoir. « Jamais, au nom du bon plaisir du Prince, nos institutions n’ont été aussi discréditées, aussi clairement taillées à la mesure d’ambitions personnelles et partisanes. » « Je partage, bien entendu, les récriminations de l’écrasante majorité de la classe politique sénégalaise qui dénonce aujourd’hui avec véhémence la tournure presque despotique du régime sous lequel nous sommes », poursuit-il. L’opposition a reçu aussi sa part. Celle-ci, de l’avis de Talla Sylla, s’est comportée en complice des actes et agissements du pouvoir actuel. Devant les nombreuses privations auxquelles les Sénégalais continuent de vivre, le candidat à la présidentielle de l’Alliance Jef-jel est sidéré par le mutisme de l’opposition, alors que cette dernière est si prompte à réagir lorsque ses intérêts sont menacés. Le recours en annulation du décret portant répartition des sièges des députés à l’Assemblée nationale constitue, à l’en croire, une parfaite illustration. Alors que pour M. Sylla, la vertu démocratique postule le respect scrupuleux des institutions, des principes et préceptes constitutionnels. Aussi, pour restaurer la plénitude des institutions, il propose une nouvelle constitution. « Le mal qu’une constitution a fait, une autre doit le défaire. C’est ma conviction », lance-t-il.

Cependant, l’heure est à la maturité à l’Alliance Jef-jel. Dans sa quête aux suffrages, Talla Sylla propose une démarche nouvelle. Celle-là plus responsable. « L’heure n’est plus aux tiraillements partisans et aux guerres de clochers, car les Sénégalais sont fatigués et le pays est dans une crise politique, économique et sociale grave… Nos efforts devraient tendre exclusivement vers la prise en charge de l’intérêt général », conclut-il.

 



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Publié dans politique

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